NOTRE PETIT MONDE

ET TOI, TU LIS QUOI ?

Hélène :

Guide Evasion en ville - Prague


Samedi 25 juillet 2009
- Par LN version Gold
Ouh, ouh, ouh
Décollage en matinée
Ouh, ouh, ouh
Nous, les copains, leurs bébés

Sur un bateau de Jamaïque
Au large des côtes d'Afrique
Pour observer les Moby Dicks

Sont-elles cachées ?

Ouh, ouh, ouh
Vient l'heure du déjeuner
Ouh, ouh, ouh
Quelle case va-t-on squatter ?
Sieste et balades vers Trois-Rivières
Vive
La liberté !


Ohé, ohé, capitaines port-gentillais
Ohé, ohé, admiraient les cétacés
Bronzées, bronzées, leurs sirènes au vent salé
Sonné, sonné une dernière traversée

Ouh, ouh, ouh
Encore une petite virée
Ouh, ouh, ouh
Au large du Cap Lopez
Mais le moteur se met en grève
Et voilà nos rêves s'achèvent
Adieu baleines, bonjour galère
Ouh
On est coincés !

Ohé, ohé, capitaines port-gentillais
Ohé, ohé, perdus tout seuls dans la baie
Ohé, ohé, capitaines abandonnés
Ohé, ohé, condamnés à pagayer
Ohé, ohé, estomacs tout retournés
Ohé, ohé, un bateau les a sauvés
Tirés, tirés, jusqu'au port, quelle épopée !
Juré, juré la dernière traversée
Ohé, ohé, capitaines port-gentillais
Ohé, ohé, admiraient les cétacés
Tirés, tirés, jusqu'au port, quelle épopée !
Juré, juré la dernière traversée


Ben oui ! vous l'aurez compris, on a passé une sacrée journée !
Comme c'est la saison des baleines et que Pierre a son permis bateau, nous organisons une petite sortie en mer avec nos copains. Nous voilà donc partis en fin de matinée à bord du Jamaïca, un bateau à moteur que l'on a loué pour l'occasion. C'est notre deuxième sortie en mer. Il y a deux semaines, nous avions déjà pu admirer les baleines à bosse qui jouent au large de la baie de POG. Instants magiques ! Aujourd'hui encore, il y avait beaucoup de baleine au rendez-vous, on en a bien profité !

Pour le déjeuner, nous larguons les amarres sur une plage déserte. L'après-midi se passe entre siestouille et balades sous le ciel voilé de  la saison sèche.
Arrive le moment fatidique du 'Bon, ben voilà' de Pierre. Ce qui veut dire qu'il est temps de rentrer ou de vite vite trouver une nouvelle activité. On décide donc de faire deux groupes : Marc, Magalie et Mona profitent de la plage, tandis que Guillaume, Hélène, JB, Hugo et nous deux repartons en mer pour une dernière 'chasse à la baleine'.

Au bout de quelques centaines de mètres, Pierre décide de faire une pause pour observer les alentours. Sur les bons conseils écolos de JB, il coupe le moteur. Tout le monde scrute l'horizon à la recherche du jet d'eau caractéristique. Comme il n'y a rien en vue, sinon la grisaille du ciel, et que la houle se fait plus forte, nous décidons de remettre les gaz pour tenter notre chance un peu plus loin.

Et là ... c'est le drame.
Oh, bien sûr, Pierre ne dit rien pour ne pas nous (m')affoler, mais il est évident à son petit sourire en coin que quelque chose ne se passe pas comme prévu. Les minutes passent ... toujours rien. Les vagues continuent de balloter le Jamaïca en tous sens, et le moteur refuse de redémarrer. Nous voilà coincés, trop loin de la plage pour rentrer à la rame ou à la nage, mais trop près pour que l'on s'affole vraiment (heureusement!).

Vous avez droit à 3 jokers : le 50/50, l'avis du public ou l'appel à un ami.
L'équipe du Jamaïca choisit 'l'appel à un ami' et c'est Vivien qui fonce à la Sogara, demander que l'on nous envoie un bateau de secours. Mais les gens sur place ne peuvent rien faire, il faut contacter le responsable de l'association à qui nous louons le bateau. Celui-ci est déjà en mer et se dirige pour nous porter secours.
Pendant ce temps, à Vera Cruz, cela fait déjà un bonne vingtaine de minutes que l'on poireaute au milieu de nulle part. Même pas un baleineau pour nous tenir compagnie !! Il commence à faire froid et l'on devine  aux lueurs rosées sur l'horizon que le soleil ne va pas tarder à se coucher. A l'Equateur le soleil se couche immanquablement à 18h30. Pour faire passer le temps et le mal de mer, je prend des photos avec l'appareil de JB et même un petit film :


Meuh, non ! On va pas tous mourir ! C'est juste pour la blague ! D'abord on  tirera z'à la courte paille pour savoir qui qui qui sera mangé, ohé ohé ! ^^

Sauvés!  Un bateau se dirige enfin sur nous ! Deux expats qui observaient les dauphins ont aperçu notre bateau et les signes de détresse de JB avec son gilet de sauvetage (orange fluo, ça se voit de loin). Nos bons samaritains nous remorqueront jusqu'à la plage de la Sogara et iront même récupérer Marc et Magalie, qui commençaient à se demander où nous étions passés.

Allez, retour à la maison, une douche bien chaude, un dîner léger et hop ! il me faut coucher nos aventures sur le papier ... euh, le blog ! Demain dimanche, on la fera plus soft : 4x4 jusqu'au Relais Bleu, barbecue et pétanque. En attendant, j'en connais qui vont bien dormir ce soir :o)

ps : Ca y est ! La version de nos péripéties est parue sur le blog d'LN et les Gars Bons. Je vous laisse croiser les informations et admirer les photos ;o)
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Jeudi 23 juillet 2009
- Par LN 007
Il m'est arrivé une drôle d'aventure.

Je voulais vous raconter les nombreuses grèves qui secouent le Gabon en ce moment même, et qui passent  pourtant totalement inaperçues. Probablement parce que la presse reporte toute son attention sur les futures élections présidentielle. 23 candidats pour une élection en 1 tour, un premier ministre qui claque la porte du gouvernement et de son parti, une révision des listes électorales qui pourrait faire le 13ème travail d'Hercule, ça a de quoi émoustiller forcément ... Comme je voulais bien illustrer mes propos, je prends mon fidèle appareil photo et je vais au coin de la rue dans l'intention de photographier les banderoles et les tags revendicatifs sur les murs. Juste les banderoles, car je suis bien trop trouillarde pour aller oser demander aux piquets de grève en place un petit cliché souvenir. Souriez ! Le petit oiseau va sortir! Au lieu dit, j'attends qu'il n'y ait plus de voiture, je cadre sur une jolie banderole de l'ONEP (Organisation Nationale des Employés du Pétrole) réclamant plus de gabonisation des postes et je m'éloigne tranquillement. La conscience tranquille même... quelle naïve cette LN !

C'était sans compter sur la vigilance du Responsable qui envoie aussitôt le gardien pour m'interpeller. Me voici donc entourée de trois gardes de sécurité et du Responsable en personne. On me demande de quel organisme de presse je fais partie. Je réponds en toute innocence que je ne suis pas journaliste et que je voulais simplement montrer à ma famille comment se passait la grève ici, puisque l'on n'en parle nulle part. Parce que bon ... malgré mes rêves de grandeur, il me faut bien reconnaître que les lecteurs de ce blog se comptent sur les doigts de la main .... Mais je ne veux pas créer d'ennuis, leur expliqué-je, et j'efface la photo criminelle sous leurs yeux. Vous ne verrez donc rien, puisque je ne contournerai pas la censure.

Je m'interroge. En quoi diffuser la photo d'une banderole est-il dérangeant ? Tous les passants peuvent la voir, elle est affichée en pleine rue. L'ONEP a fait connaître ses revendications dans la presse. Et de toute manière, je n'ai jamais eu l'intention de faire l'apologie de ce mouvement de grève.
A mon petit niveau, tout est relatif  quand même, on ne m'a pas jetée en prison! je me suis sentie privée de la liberté de témoigner d'un évènement qui affecte le pays dans lequel je vis. Drôle d'impression ...

Enfin, si vous croyiez que les français étaient les champions de la grève et des revendications syndicales ... eh bien vous aviez tout faux ! A ce jeu là, les gabonais leur mettent la pâtée !

Tiens, rien qu'en ce moment, j'ai recensé les grèves suivantes :
- grève de la compagnie aérienne Air Service,
- grève des salariés de certaines compagnies pétrolières ou para-pétrolières,
- grève à la Direction Nationale des Hydrocarbures,
- grève aux Affaires Sociales,
- grève de la Marine Marchande,
- grève des Travaux Publics
j'en oublie probablement ...

Sans compter l'Education Nationale qui a fait grève les 2/3 de l'année scolaire environ, menaçant les élèves du spectre de "l'année blanche".  Et les hôpitaux qui ont aussi eu leur moment de gloire pendant quelques mois ...

D'autre part, quand les ouvriers d'une usine font grève en France, c'est généralement parce qu'ils n'ont plus d'autre choix pour défendre leurs emplois menacés. Au Gabon, les grévistes font au contraire bien souvent partie d'une frange de la population déjà favorisée. Les gabonais les plus pauvres ne connaissent pas la grève, mais en subissent les conséquences quand l'hôpital et l'école sont fermés plusieurs mois d'affilée, et que l'on ne trouve plus de gaz nulle part ...

Plus égoistement, nous ne savons pas encore comment nous allons nous rendre à Libreville pour notre départ en vacances (à cause de la grève des compagnies aériennes). Peut-être en bateau, ce sera l'occasion de vous conter une nouvelle aventure ;o)

... enfin, s'il n'y a pas grève des contrôleurs aériens comme en fin 2008 ...
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