NOTRE PETIT MONDE

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Hélène :

Guide Evasion en ville - Prague


Mercredi 15 juillet 2009
- Par La gardieNne des expressions
Je viens de terminer l'excellent '100 expressions à sauver' de Bernard Pivot. Avec beaucoup d'humour, l'auteur nous rappelle quelques jolies expressions malheureusement en voie de disparition comme : peigner la girafe (ne rien faire), courir le guilledou (draguer), s'en tamponner le coquillard (s'en foutre royalement), le bouillon d'onze  heures (une boisson empoisonnée), yoyoter de la touffe (en avoir un grain) ... Celles-ci sont mes préférées :o)

Il y a quelques expressions qui ne me semblaient pas menacées, puisque beaucoup plus récentes, et pourtant,  Pivot tire la sonnette d'alarme : c'est parti mon kiki (saviez-vous que kiki désignait la gorge dans cette expression ? moi  qui croyais que ça se passait en dessous de la ceinture !), prendre la clef des champs, blague à part, la fin des haricots ...

Mais je ne vais pas citer les 100 expressions tout de même !

A la fin du livre, quelques pages blanches pour noter ses propres expressions à sauver. Je ne résiste pas au fait de les mettre sur le blog :

Viens dans mes bras, comme la carotte dans le bouillon gras.
Je ne sais pas si ça vient d'une chanson, comptine ou poème, mais c'est une expression que mon arrière grand-mère aimait beaucoup et qui nous faisait bien rire !

On dirait une pissotière en démolition !
Exclamation fort poétique de mon père qui suivait en général le fameux 'Tiens-toi droit !' et s'adressait à mon frère ou moi (mais surtout mon frère :p) quand nous étions enfants. Je n'ai jamais entendu cette expression ailleurs que chez nous et pourtant, mon papa ne devait pas être le seul à faire la guerre à la scoliose ... Elle me fait toujours autant rigoler :o)

Saute barbu !
Bien plus qu'une expression (mais tout aussi en voie de disparition) c'est une formule magique, à mon avis. Une mystérieuse blague de mon grand-père dont je n'ai jamais réellement percé le secret et qui m'a souvent laissée perplexe étant petite, parce que je n'en acceptais pas l'absurdité .... Vous la connaissez ? Allez,  la voici en entier pour la postérité :
"Saute barbu ! Et le barbu sauta. Mais .... il n'y avait pas de couverture ! Ah ! ah ! Elle est bien bonne celle-là ! Elle nous fera mourir de rire !"

Minute papillon !
On ne l'entends plus beaucoup celle-là, hein ?

Et vous ? Quelles expressions voudriez-vous sauver ? Laissez-les en commentaire ;o)

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Mardi 14 juillet 2009
- Par LN
Le poulet niemboué ou nyembwé, c'est LE plat gabonais par excellence, et en plus ... c'est excellent !!

Henriette préparant le poulet fumé

La sauce niemboué est fait à base de la pulpe des noyaux de palme. Celle-ci est pilée au mortier, puis additionnée d'oignons, d'ail et de sel, avant d'être cuite (source : Le lexique français du Gabon)

Alors cette recette ? Eh bien c'est très simple à faire à condition d'acheter la sauce toute prête.

Ingrédients :
- niemboué (2000 FCFA à Grand Village)
- poulet fumé
- 2 ou 3 feuilles de laurier
- 2 petits piments gabonais
- 1 cube MAGGI au poulet
- 2 oignons
- 3 ou 4 gousses d'ail
- sel

Préparation :
Faire chauffer le niemboué dans une marmite.
Ajouter les oignons et l'ail, coupés en tout petits dés. Remuer avec une cuillère en bois, puis laisser cuire un peu.
Ajouter ensuite le MAGGI, le laurier et un peu de sel.
(Dans le film, vous verrez qu'Henriette met beaucoup de sel ! Moi je n'en ai pas mis du tout et c'était tout aussi bon. Pensons à nos artères ;o) )
Quand le niemboué commence à épaissir, ajouter les morceaux de poulet fumé.
Rajouter de l'eau.
Laisser cuire un peu.
En fin de cuisson, ajouter les piments. Il faut bien veiller à ne JAMAIS les crever dans la sauce sinon ce sera immangeable ! Par contre, les piments entiers relèvent agréablement le goût du niemboué. Selon Henriette, ce sont les piments verts qui parfument le mieux le niemboué.
Servir et savourer.

Poulet niemboué

Un petit film pour récapituler : C'est Henriette qui explique à Anais et moi comment faire le niemboué.



Traditionnellement, on sert en accompagnement du taro blanc cuit à la vapeur, puis refroidi (pour que ce soit moins lourd à digérer, m'a expliqué Henriette). Moi comme j'écoute jamais rien, j'ai fait des pommes de terre au four.  C'était délicieux avec la sauce ! Avec du riz c'est très bon aussi.
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